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Traduction en Français d'un article paru dans le N°251 (février 2011) de MASSAD, le plus vieux magazine BDSM de Hollande.
© Bert Wibo.

Maîtresse Nina et son donjon de rêve

Maîtresse Nina est d’origine d’Asie. Elle a l’apparence d’être une femme typiquement Asiatique: pas grande, un sourire gentil. Mais, ne te trompe pas. Cette Maîtresse aime surtout le BDSM dur. Et elle dispose d’un très grand espace pour pratiquer son sadisme, aussi à l’extérieur. Car, pas seulement le donjon dont elle dispose est un vrai rêve de chaque esclave, il y a aussi un grand parc autour de quatre hectares. Dans cette interview, vous apprendriez plus sur Maîtresse Nina et son donjon.

Il y a maintenant plus de huit ans, alors que Mistress Nina vivait déjà en Europe, un de ses amis lui a proposée de faire un jeu BDSM. Curieuse avant tout, elle a consenti à cette proposition sous une condition : « si le BDSM ne me plait pas, je ne recommencerai pas ». Elle a apprécié le jeu et plusieurs séances ont suivies. Pendant sept années, elle jouait strictement en privé lors de soirées privées. Principalement avec des couples dans différents endroits comme par exemple le Fetish café à Anvers ou des soirées privées à Paris. Depuis plus d’un an elle est active comme Maîtresse professionnelle. Son donjon actuel, situé à quelques kilomètres de Bruxelles, est son premier donjon.

Maîtresse Nina est une femme de peu de mots. Dans son opinion, le jeu de BDSM se développe soi-même s’il y a une correspondance entre la Maîtresse et l’esclave. Néanmoins, elle voudrait dire quelque chose concernant ses préférences. ‘Je suis une Maîtresse cruelle avec une main de fer dans un gant de velours. J’aime surtout le BDSM dur: le whipping, le single tail, la canne anglaise, le martinet de latex, le paddle … J’aime laisser des marques, je ressent toujours un plaisir indescriptible quand un soumis m’accorde sa confiance au point de se laisser marquer par mon fouet. C’est pour moi une source d’immense satisfaction, mais je comprends bien qu’une grande partie de mes soumis ne peuvent se laisser marquer, que ce soit par goût ou pour préserver leur intimité. J’aime aussi les travestis ; L’homme qui se change dans une femme est un homme vulnérable. Cette vulnérabilité c’est ce que j’aime la plus. Le bondage a mon grand intérêt. Je souhaite me perfectionner dans l’art de faire un bon bondage japonais. Mais, mon plus grand plaisir, ce sont les séances médicales. Je dispose de deux salles médicales, bien arrangées pour toutes séances imaginables.

‘Bien sûr, chacun qui me visite a sa propre idée dans la tête. J’essaie de réaliser cette idée avec le soucis du respect des limites définies au préalable. Il est nécessaire que la séance se développe à une manière qui me satisfait ainsi que l’esclave. C’est pourquoi j’offre plusieurs types de séances classiques, dépendant des désirs de l’esclave, de sa disponibilité, de ses capacités et aussi de son budget. Une séance classique est possible dès une heure jusqu’à cinq ou six heures. Pour une heure, c’est plutôt une séance générale. Par exemple, on ne peut pas faire un jeu de travestissement étendu ou une jeu de rôle médical étendu pendant cette heure. Cela prendra au moins deux heures ou plus. Pour les gens qui aiment l’enfermement il y a la possibilité d’être enfermé pour une période courte ou beaucoup plus longtemps. Il y a également la possibilité de combiner une séance classique avec de l’enfermement, que ce soit avant, pendant ou après la séance pour une ou plusieurs heures. Il est même possible de fractionner ces périodes… Je propose également des stages qui vont de 12 h , 24 h à plusieurs jours. Pendant ces stages, les périodes de tortures, de jeux, d’enfermement, de servitude se succèdent au fil des heures selon mon humeur ou mes caprices…

Une possibilité de séance n’avait pas été mentionnée jusqu’à ce moment: une séance qui contient la consommation du caviar de la Maîtresse. Maîtresse Nina a une explication originale pourquoi elle offre cette possibilité. ‘Je m’imagine toujours que ce soit du vrai caviar ce que je produis. Je dis que c’est un don de moi pour l’esclave. Les gens qui viennent pour du caviar sont des gens passionnés. Ils savent très bien ce qu’ils veulent et ils retournent pour recevoir mon don régulièrement.

‘Il m’arrive tout de même parfois d’être surprise par un soumis. Il y a quelques mois, X a pris rendez-vous pour la première fois avec moi pour une séance de 3 heures sans me donner d’autres précisions… A ma stupéfaction, cette séance a été intégralement consacrée à me décrire ses problèmes existentiels et relationnels sans même évoquer à aucun moment l’ébauche d’un jeu. Lors de sa deuxième visite nous avons commencé des jeux médicaux pour lesquels il éprouve maintenant la plus grande attirance, se révélant au fil des séances aller de plus en plus loin…Sous le regard de son épouse qui assiste maintenant en spectatrice à nos séances en toute complicité depuis qu’il lui a révélé ses visites régulières dans mon donjon…

Avec l’expérience, j’arrive maintenant à deviner presque à coup sûr au bout de quelques minutes de jeux avec le soumis que je reçois pour la première fois quelles sont les pratiques que je peux lui imposer et celles que je ne peut pas aborder, en tout cas, pas dans l’immédiat.’

Le donjon

Le donjon de Maîtresse Nina se trouve dans la campagne de la province Brabant-Flamand à environ 15 minutes de Bruxelles. L’environnement est très vert et il n’y a pas beaucoup de voisins alentour. C’est un endroit idéal pour situer un donjon. Le soumis arrivant par les transports en commun peut être pris en charge à l’aller et au retour par la voiture du donjon au départ de la station de métro Delta. Maîtresse Nina nous en dit un peu plus à propos de son donjon. ‘Le donjon est arrangé fonctionnellement et se compose d’espaces différents. Modernes et plus traditionnels, comme la salle médiévale. L’esclave peut éprouver plusieurs d’aspects du BDSM. Le donjon est grand, mais je n’ai pas besoin de toute de la surface au même moment. À l’extérieur, il y a un grand parc de quatre hectares. J’aime la nature et ce parc est idéal pour faire des séances en plein air. Dog training, bondages en utilisant les arbres comme supports, etc…J’aimerai dans le futur acquérir un peu d’expérience de pony play pour pouvoir exercer cette activité dans mon parc. C’est dommage que l’OWK soit actuellement fermé, car je crois que ce serait l’endroit idéal pour se perfectionner dans cette activité…’

Nous Verrons le donjon plus précisément. Au rez-de-chaussée se situe la prison . Le prisonnier ne trouve aucun luxe ici. Le seul objet dans la prison est le lit de bois. Si elle veut, Maîtresse Nina a la possibilité de fixer le prisonnier sur le lit. ‘C’est amusant pour moi de faire souffrir l’esclave en me posant sur lui. Il le sent très bien.’ Il n’y a pas de doute de ça, car sur le lit il n’y a pas de matelas. Une deuxième cellule « un peu western » avec grille est en cours de réalisation lors de ma visite. Au premier étage se trouvent la salle médiévale ainsi qu’une impressionnante salle de suspension. Dans la salle médiévale, l’esclave peut être enfermé dans une des cages présentes ou il peut subir un martyre sévère avec, par exemple, le bullwhip. Attaché sur le banc à fessées, à la croix de Saint André ou sur l’un de nombreux autres accessoires. Ou dans la salle de suspension qui offre des possibilités de jeux extraordinaires avec ses cinq moteurs électriques et une hauteur de plus de 5 mètres … Maîtresse Nina m’a dit qu’elle s’exerce au bullwhip chaque jour … Au deuxième étage, l’esclave peut être transformé d’un homme en une femme. Maîtresse Nina dispose de vêtements féminins et de perruques différentes. A cet étage se trouvent aussi deux salles médicales. Équipées chacune de fauteuils gynécologique sur lesquels le soumis pourra subir un examen approfondi, une torture à l’électricité, des jeux d’aiguilles, un lavement, une épilation, une visite anale, un fisting, voir un double fisting ,diverses sondes, pose d’un prince albert etc… Pour la couture et quelques autres pratiques elle préfère que le soumis soit allongé et attaché sur le banc médical. Il y a également à cet étage une double salle latex. Maîtresse Nina a de grandes idées pour des jeux de latex. ‘Un esclave ou un couple pourrais rester ici pour une ou plusieurs heures. Voir une ou plusieurs nuits complètement immergé dans une atmosphère de latex: vêtu de latex, immobilisé par exemple dans un egg bondage ball tout en respirant les odeurs que jugera bon sa maîtresse dans un masque respiratoire en latex. Encore plus immobilisé et privé de sensations dans un vaacum bed. Ou plus simplement en savourant un moment, une sieste ou une nuit immobilisé dans des draps de latex, la tête reposant sur des oreillers de latex…Cette salle est conçue pour que le fétichiste du latex puisse se voir à tout moment dans un des miroirs fixés sur le mur ou au plafond. Il y a également dans cette double salle de nombreux points d’attache pour réaliser des immobilisations ou des tortures, mais toujours avec le thème du latex.’

Le donjon existe depuis plus de dix huit mois à ce moment. L’arrangement de base des différentes pièces est terminé. Maîtresse Nina continue à chercher de nouvelles choses. ‘J’adore Amsterdam et ses magasins fetish, Je les visite à chacune de mes visites. J’y ai achetée tant de belles tenues en latex en cuir ou en vinyl ainsi que de nombreux accessoires… Dès cette année, je voudrais aller un peu plus à l’étranger. Pas seulement pour le shopping, mais surtout pour visiter des fêtes fetish. Je suis d’ailleurs allée assister à la première Fetish play Castle, organisée par Maitresse Linda Electra à Antwerpen en novembre, à la nuit Démonia à Paris en décembre dernier et je compte bien assister à quelques grands évènements BDSM en 2011 comme par exemple la Torture Garden à London et la Clinic Party à Amsterdam. J’ai également le projet de visiter des collègues japonaises lors de mon prochain voyage en Asie pour me perfectionner dans l’art du Shibari que j’affectionne vraiment. J’apprécie beaucoup d’assister à ces divers évènements, car je peut y rencontrer d’autres personnes impliquées dans le monde du BDSM. Particulièrement des collègues dominatrices de toutes les parties du monde. Ce qui permet de pouvoir dialoguer et parfois découvrir de nouvelles façons de procéder ou d’utiliser des objets …

Pour le moment, je me concentre sur mon site web http://www.mistressnina.com qui évolue toujours. Je tourne actuellement beaucoup de vidéos et je fais beaucoup de séances de photographies ayant pour thèmes la plupart des pratiques du BDSM. Car, chaque mois, des nouvelles vidéos et des nouvelles photos seront publiées sur le site. À la fin de 2011/début 2012 je publierai un nouveau site web sur un concept et un design complètement différent du site actuel. Ce nouveau site, actuellement à l’étude en vue de réalisation, comportera beaucoup plus d’interactivité, de liens et il sera bien sûr illustré de nombreuses nouvelles photos et trailers vidéo avec par exemple visite vidéo interactive du donjon, etc…

Maîtresse Nina maîtrise la langue française et anglaise. Elle ne parle pas néerlandais. Dans le DVD Domina Files 41 on peut voir Maîtresse Nina en action avec un soumis, une soumise et un couple dans son donjon et le parc.